20 juin 2006

18. Une journée comme les autres, différente

Cette journée, me laisse un arrière goût plutôt amer. J'ai, comme tous mes camarades été apporter mon dossier de réinscription à mon lycée. Ma soeur m'y a conduit avec ça voiture toute fraîche, elle devient femme maintenant, et je crois que je suis fier d'elle, elle réussit ses entreprises , vit un conte de fée, se discerne des autres, je l'envie et je me dis qu'elle doit être très heureuse, cela me met vraiment du beaume au coeur car je sais qu'elle ne l'a pas toujours été.
Donc je me suis rendu à Tarbes, cette ville qui laisse indifférent quand on s'y retrouve seul. j'ai déposé un dossier, revu mes amis de là-bas, mais quelque chose s'est passé, quelque chose qui me fait dire que le hasard n'existe pas. Attendant devant le lycée le retour de ma soeur, discutant tranquillement avec sylvain, ce type qui m'empêche toujours d'être de mauvaise humeur, et bien il s'est passé quelque chose d'effroyable. Je l'ai vue, arrivant tranquillement au bout de la rue, accompagné de son ex nouveau copain... Habillée comme je l'aimais, marchant d'un pas délibérement jovial, elle est passée devant le lycée ce jour-là. Elle qui habite loin de là, il lui a fallu aujourd'hui m'offrir la panachée de ses retrouvailles avec ce type... Alors le hasard en a voulu ainsi, complètement bouleversé, j'ai malgré tout, du les saluer, me retenant de me laisser aller à quelques méchancetés. Ils allaient bien ensemble, lui avec sa chaîne d'argent, son polo rayé, sa démarche énergique et son sourire remplit de joie et de gentillesse, ou de simplicité... Et elle avec son pull à carreau, ses cheveux teints, sa frimousse rigolote cachant sa gêne pourtant très perceptible. Je lui ai serré la main, son sourire m'a retenu de l'ignorer, à elle je lui ai fait la bise, d'un air décontenancé, et c'est là que j'ai perçu à quel point cela me touchait de la voir heureuse, vaguabondant dans les rues paisiblement, sans qu'elle ait besoin de moi... Sans ajouter un mot je les ai laissés partir, les observant jusqu'à ne plus les perçevoir, me demandant ce qu'ils pouvaient penser... Un dur moment, comme un coup violent qu'on prend en se retournant. Mais je ne peux rien y faire, je dois laisser passer le temps, l'oublier... Et pourtant, l'oublier je n'en ai pas envie, je suis comme un charognard qui s'accroche à la dépouille de son dernier repas, tenace.

De retour chez moi je n'ai cessé d'y penser qu'en m'occupant du français, de mon ordinateur, et pourtant à chaque moment d'innactivité cela me reprenait, cette impression d'incapacité à contrôler les choses. La soirée s'est mieux passée, j'ai vu Romain comme toujours, oubliant petit à petit ma malencontreuse rencontre, jusqu'à ce qu'elle vienne me parler sur msn, cet outil de malheur... J'ai alors choisi d'être froid, de ne rien ressentir, d'être dur et méchant, pour oublier, pour me forcer à ne pas refaire des tentatives vaines et désespérées de la récupérer. Elle m'a avoué avoir été gênée, elle aussi, m'a dit son sentiment honteux à propos de l'article précédent, que contrairement aux gens normaux qui auraient décidés de se venger elle a pris comme un conseil de ma part pour l'aider à combattre ses défauts... Il y a une chose qu'elle m'a dit qui m'a laissé encore une fois sur ma fin;
-Moi: 'Sinon ça va avec lui ?'
-Elle: ' Ben oui ça va bien avec lui, normal quoi... comme d'habitude... ( j'aime pas trop ça justement 'comme d'habitude'...). Mais bon l'habitude n'est pas mal non plus'.
Je me demande si elle a vraiment dit ce qu'elle voulait dire mais ainsi elle m'a fait comprendre que ce n'était pas extraordianire mais qu'elle n'avait le choix que de se satisfaire de ceci. Cela m'a remué de savoir que malgré tout, ce n'était pas si génialissime entre eux... Par pure jalousie surement... Après m'être donc entrevu avec Marjolaine sur Msn, on a encore été au Mc'do, portant chacun une paire de rayban plus hillarantes les unes que les autres. Encore une fois j'ai passé une soirée que je n'arrive pas à qualifier de routinière, en fait je crois que je n'ai jamais vraiment connu la routine, il se passe toujours des choses, la routine c'est pour ceux qui ne cherhent pas à ne pas y tomber dedans, en fait. Il est temps pour moi d'aller me coucher, demain dernier jour de révision pour l'oral, j'en suis à deux textes de révisés, et plus qu'à moitié... Je vais devoir bosser, mais après demain, je serai libéré, en vacances! Encore une chose, les heures à laquelle je tape mes messages ne correspondent pas du tout à la réalité, une bévue que je me dois de modifier. Bonne nuit

1 Comments:

Blogger Sahavel said...

Je sais pas si je devrais te dire ça, mais tu as la chance d'être triste. De ressentir quelque chose.

1:50 PM  

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